La Bandera (plat national)

Le Sancocho (plat national )

Chicharone de pollo

Mondongos

Pasteles en hoja

Pescado con coco

Mangu

Casabe

 

 

Guira

Tambora

 

 

À Ouanaminthe, la frontière est ouverte deux jours par semaine pour permettre aux Haïtiens d'aller faire des courses en République Dominicaine

 

 

La République Dominicaine semble née sous le signe de la diversité. Pas uniquement parce qu'elle partage avec Haïti la Île d'Hispaniola abordée par Christophe Colomb en 1492, dont elle occupe la partie orientale. Car sur cette terre caraïbe située entre Cuba et Porto Rico, point d'inflexion entre l'Est et l'Ouest, les civilisation américaines, européenne et africaine ont tour à tour imprimé leur marque.

La République Dominicaine offre un savant mélange entre culture Taïno, européenne et antillaise.
La première est issue du peuple primitif vivant sur l’île d’Hispaniola avant sa découverte par Christophe Colomb en 1492.
La seconde provient bien évidemment de la conquête espagnole consécutive à la découverte de ce bout de terre.
La dernière, d'influence africaine, émane, quant à elle, de la période esclavagiste  au même titre que dans d'autres pays des Caraïbes. Quoi qu’il en soit, les stigmates de ce brassage culturel se retrouveront aussi bien dans les musées, l’architecture et même dans l’atmosphère générale du pays.

Il en résulte une culture hétéroclite où toutes les coexistences semblent possible, des plus éblouissantes aux plus sombres. Ainsi lors des carnavals colorés, les stars dominicaines du base-ball vibrent sur un rythme créole aux côtés des seigneurs du tabac, hidalgos aux tenues impeccables...

 

 

Transports

Je déconseille vivement à n'importe qui de louer un véhicule pour visiter, la signalisation n'est presque jamais respectée, le Dominicains ne se servent pratiquement pas de leurs clignotant et, en dehors des grandes agglomérations, ils ne s'arrêtent jamais aux feux rouges sauf lorsqu'ils ne peuvent pas faire autrement. Sur les autoroutes (autopistas) les panneaux indicateur sont "relativement" fiables et plutôt "mieux" praticables que les routes secondaire. Pour cause d'intempéries fréquentes (ouragans, pluies torrentielles, inondations) certaines routes sont complètements défoncées, je recommande vivement le 4x4!.

Les autres moyens c'est bien sur de faire un circuit accompagné, ce que nous avons fait. Mais il existe d'autres moyens de transport beaucoup plus pittoresques:

En autocar circulation en bus comme dans la plupart des pays.images/republique_dominicaine_image_guagua1

En Guagua (prononcez "gouagoua") ce sont de petits bus léger d'une centaine trentaine de places, qui font la navette entre des villes assez proches les unes des autres. Bien qu'exigus, il possèdent généralement l'air conditionné et sont toujours bondés car il ne partent qu'un fois remplis jusqu'au dernier siège!.C'est un excellent moyen de rencontrer la population Dominicaine.

A moto et motoconcho, dans toutes les villes et les villages des jeunes gens sont arrêtés ou maraudent dans les rues sur de petites cylindrées, mobylettes ou 125cm3. Ce sont de motoconchos, il vous déposeront où vous le désirez sur un petite distance. Ces motos-taxis peuvent être pratique pour se rendre dans le centre ville ou aller à la plage. J'ai trouvé que c'était relativement dangereux car ils roulent sans casque à une allure assez risquée pour l'état des routes et probablement sans assurance.

 

 

Gastronomie

La cuisine dominicaine mêle différentes saveurs, aussi bien espagnoles qu’antillaises. Elle n’est toutefois que très peu épicée et s’avère également moins raffinée que dans les Antilles françaises. La République Dominicaine dispose tout de même d’un atout de taille en matière de gastronomie. Sa production agricole locale, autosuffisante, permet de manger des fruits et légumes frais savoureux, tout au long de l’année.

Ces mêmes produits locaux – banane plantain, riz, café, ananas, cacao, haricots rouges, etc. – constituent la base de l’alimentation des Dominicains. Le plat national – appelé bandera dominicana – se compose justement de riz, de haricots rouges, de bananes plantains frites (tostones) et de viande bouillie. L’autre plat national, le sancocho – ragoût de sept viandes et de légumes – n’est, quant à lui, préparé que le dimanche. Il s’agit presque d’une institution, le Sancocho du dimanche est quasiment indispensable.

On mange par ailleurs beaucoup de viande blanche frite (chicharones de pollo) ainsi que du porc sous différentes formes : saucisse relevée (longaniza), tripes au zeste de citron vert (mondongos), le Pastel de Hoja c'est un mélange de viande, de purée et de légumes cuits dans une feuille de bananier, le Mangù une purée de bananes plantain avec des oignons frits qui peut être servi au petit-déjeuner, mais accompagne surtout la viande ou les oeufs.

La casabe, une galette de manioc d'origine taïnos, que l'on trouve au naturel sous différentes formes, aromatisée, et parfois fourrée.



Les Dominicains consomment, en revanche, peu de produits de la mer. On pourrait presque dire que ceux-ci sont réservés aux touristes. Vous pourrez donc en déguster dans les restaurants des stations balnéaires. Sur tout le littoral, les restaurants proposent des poissons de bonne qualité. Les poissons sont proposé frits, grillés ou à la créole (en sauce) les spécialité rares à base de poissons sont le pescado con coco, du poisson mijoté dans une délicieuse sauce de coco ou pescado con cococurry avec en plus du curry.



Côté desserts, les Dominicains apprécient les saveurs très sucrées. Vous trouverez notamment des dulces de leche, préparation à base de lait concentré et de sucre mélangé à de la noix de coco, de l’ananas ou encore du gingembre. La chaca est également très répandue. Il s‘agit d’un mélange de sucre, de lait, de maïs et de cannelle. N’oublions pas non plus les fruits, délicieusement sucrés et juteux. Des vendeurs ambulants en vendent justement à tous les coins de rue. Profitez-en pour combler vos petits creux de la journée.

 

Langaniza Pasteles en hoja Pescado con coco Pescado con cococurry Dulces de leche

 



Enfin, en ce qui concerne les boissons, les Dominicains se contentent généralement d’eau plate aux repas. Mais en dehors, ils consomment différents alcools à commencer par la bière, dont la plus culte demeure la Presidente. Cette bière blonde, toujours servie en bouteille (pequeña : 33cl et grande : 50 cl), a de quoi rivaliser avec les meilleures bières blondes d’Europe. Et, comme dans tout pays antillais, le rhum (ron) coule à flot. On le boit notamment en cocktail, tel que le Cuba Libre (rhum - coca-cola), le Santos Libre (rhum - sprite) et bien entendu le Punch (rhum – citron vert – sirop de sucre de canne). Mais attention, ces cocktails, bien que peu forts en apparence, sont chargés d’alcool.

Dans le cafétérias on trouve des batidas, mélanges de fruits frais, d'eau et de lait. J'ai gouté et fortement apprècié le Piña Colada un cocktail fait de sorbet lait de coco,banane, fuits autre... très sucré(à mon gout) tout cela plus du rhum(éventuel) a volonté all inclusive c'est très rafraichissant à condition de ne pas trop abuser!

 

 

 

Musique et danse

Le merengue et la bachata, styles musicaux originaires de la République Dominicaine, font danser les Dominicains tous âges confondus. Ces musiques occupent une place prépondérante dans la vie des Dominicains. On en entend partout. Toutes les radios diffusent du merengue – mélange de salsa cubaine, aux sonorités africaines avec un soupçon de zouk antillais – ou de la bachata – dérivé du merengue, apparu dans les années 1990.

 

Au détour des rues ou sur la plage, il n’est pas rare de croiser une voiture-sono autour de laquelle des jeunes improvisent une discothèque. Bref, les Dominicains sont plutôt bons vivants et aiment à se retrouver pour boire et danser sur ces rythmes sensuels et endiablés.

 

 

L'élément ameridien du merengue est la guira, sorte de rape en laiton d'origine taïnos, que l'on frotte avec un grattoir. La tambora est un tambour d'origine africaine fait d'un côté d'une peau de bouc et de l'autre d'une peau de jeune chevrette. Dés la fin du 19è s., de nouveau instruments apparaissent au côté des classiques instruments à cordes : l'accordéon diatonique, le piano et des instruments à vent comme le saxophone.

 

 

 

Les Haîtiens en République Dominicaine

Le fait de partager un tier de son île avec Haïti, l'un des pays les plus pauvres de la planète, demeure une des principales difficultés de la République Dominicaine. Au fil des siècles, la cohabitation entre les deux communautés, l'une francophone, l'autre hispanophone, a généré de fréquents conflits jusqu'aux prises d'indépendance respectives et à la partition de l'île. Mais après des décennies de dictature et de guerres civiles, Haïti est aujourd'hui un pays politiquement et socialement sinistré. La république Dominicaine, mieux lotie par l'histoire, est naturellement devenue l'eldorado des sinistré haïtiens.

Ce flux permanent d'immigration ne profite pas qu'aux buscadores, ces passeurs opérant le long d'une fontière terrestre longue de 270km. Elle assure également une main d'oeuvre bon marché à l'économie dominicaine, principalement l'agriculture, qui emploie plus de 80% des tavailleurs haïtiens. Plus de 300 000 vivent Haïtiens vivent sur le territoire dominicain, braceros travaillant jusqu'à dix-sept heures par jour comme coupeurs de canne à sucre payés de façon aléatoire et nourris de même. Cette population interlope, qui se concentre dans le bateyes, villages agricoles, ou en marges des nombreuses zones franches de la fontière Nord, est souvent accusée de maux dont elle est elle-même victime : la drogue, la délinquance ou la prostitution. Entre communautés voisines, le moindre fait divers peut enflammer les esprits.