RAJASTHAN

 

 

AGRA

Trajet : Delhi / New-Delhi  - AGRA  205 Km 4H)

 

 

 

 

 

Agra, 1,3million d'habitants comme Delhi à 200 km plus au nord, Agra est située sur la rive droite de la Yamunâ, sauf qu’Agra demeura longtemps une ville sans importance. Mais lorsqu’elle devient la capitale de Sikandar Lodi, elle va se hisser au premier rang avec Bâbur, vainqueur des Lodi en 1526, qui en fera la capitale de l’empire Moghol. Agra atteindra son apogée sous les règnes d’Akbar, Jehangir et Shah Jahan qui feront évoluer sa tradition architecturale jusqu’au Taj mahal, degré ultime de la perfection de l’art Moghol. Après le départ d’Aurangzeb pour Delhi, Agra perdra sa splendeur. La ville fut conquise en 1761 par les Jats et en 1779 par les Marathes. En 1803 elle fut occupée par les Anglais.
 

 

Visite au Tadj Mahal

 

Porte d'entrée du Tadj

 

Vue intérieure de la porte d'entrée

                         

Le Tadj Mahal vu de la porte d'entrée

 

 

UN PEU D'HISTOIRE

Témoignage d’amour d’un homme à son épouse.

Alors qu’il n’est qu’un prince, Shah Jahan succombe aux charmes d’Arjumand Banu (nièce de Nur jahan) et l’épouse. Devenu empereur, il lui accorde le titre de « Mumtaz Mahal » (l’élue du palais).
Mais la reine meurt en couches en 1631 en donnant naissance à son quatorzième enfant (neuvième pour certains). Shah Jahan qui lui voue un amour sans borne est terriblement affecté et promet de faire construire à sa mémoire le plus beau mausolée jamais construit par un homme pour son épouse. Il ramène sa dépouille à Agra et la fait ensevelir momentanément avant de faire commencer les travaux d’un édifice qui devait être le plus magnifique du monde.

Les Travaux : 22 ans et 20.000 hommes pour le construire.
 

Shah Jahan ayant visité les meilleurs exemples d’architecture de l’Inde donna son approbation pour concevoir un jardin funéraire dans la lignée du tombeau d’Humayun (son arrière grand-père) à Delhi.
Pour ce tombeau, Shah Jahan va faire venir les plus beaux matériaux : marbre blanc du Nord de l'Inde, cornaline de Bagdad, turquoise du Tibet, malachite de Russie, diamants et onyx d’Asie Centrale, jade de Chine, agates du Yémen, mais aussi or, améthyste, nacre, corail, lapis-lazuli…  
20.000 personnes travailleront 12 ans sous la direction des plus grands maîtres de l’époque dans leur spécialité et il faudra dix ans de travaux supplémentaires pour qu’en 1652 le dôme blanc se dresse vers le ciel et éclipse complètement le modèle de Delhi.

 

 

Visite

Les jardins et les extérieurs du mausolée.


Une fois passée la fouille réglementaire par le service de sécurité, depuis l’immense porte à arche, on voit apparaître le Taj dans sa vision la plus célèbre et depuis cette position, à 275 mètres, avec son dôme de marbre massif qui semble proche et attire irrésistiblement le visiteur, il semble flotter sur terre comme dans une manipulation de la perspective.
Immédiatement sous cette porte, on découvre le jardin et le canal central. Ce canal, bordé de cyprès symbolisant la mort, est doté de jets splendides s’étendant jusqu’au mausolée et reflète à la perfection la grandeur du tombeau, encadré de ses quatre minarets. L’enceinte du Taj comporte aussi, des deux côtés du mausolée, deux grands édifices en grés rouge (dont une mosquée) qui renforcent la symétrie de l’ensemble. Le Taj Mahal répond au plan typiquement Persan adopté auparavant pour le tombeau d’Humayun, mais ici le mausolée se trouve au fond du jardin et non au milieu, mettant en valeur la symétrie parfaite de l’ensemble. Le grand jardin, le canal et les deux bâtiments auxiliaires permettent au Taj Mahal d’apparaître dans un équilibre absolu comme l’aboutissement de l’harmonie.
Posé sur une terrasse (7 m de hauteur) revêtue de marbre blanc, le bâtiment central, typiquement persan, est un carré aux angles coupés (formant ainsi un octogone irrégulier). Aux quatre coins de cette plate-forme, s’élancent quatre minarets surmontés d’un dôme à ombrelle. L’immense coupole du Taj (26 m de haut et 18 m de diamètre), bulbeuse et en marbre blanc, est flanquée de 4 kiosques à dôme aux arcs polylobés. Sur chacune des 4 façades de 33 m de haut, s’ouvre un grand porche (iwan) à arcade ogivale, propre à l’architecture islamique. Ces quatre porches à arcs renforcés sont encadrés de bandeaux superbement calligraphiés, reproduisant les versets du coran et dont les caractères paraissent  avoir les mêmes dimensions de bas en haut, c’est en réalité une ingéniosité de l’art de la calligraphie pour compenser les lois de la perspective (en photographie il faudra attendre les chambres et les objectifs à décentrement pour obtenir le même résultat). La masse lumineuse du marbre blanc est équilibrée par l’utilisation de décorations, en couleur très retenue, sous forme d’arabesques florales et de motifs géométriques exécutés en pierres semi précieuses polychromes : turquoise, corail, malachite, lapis-lazuli, insérées dans le marbre blanc (technique de la pietra dura).

 

Vu de Loin avec le reflet sur l'Eau

 

 

 

Porte d'entrée vue du Tadj Mahal

 

 

 

 

A Regarder et contempler : une des merveilles du monde !

 

 

 

 

 

 

 

 

vue sur la Yamunâ

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Particularité du tadj mahal

Détail incrustations en pietra dura  

Les cénotaphes en marbre sont incrustés de pierres selon la technique de la pietra dura : avec une finesse extrême et sans raccord visible, des morceaux de pierres semi précieuses sont minutieusement enchâssés les uns dans les autres. Trente cinq types de pierres précieuses ont été utilisés et une seule fleur pouvait contenir plus de soixante morceaux. En effet certaines fleurs des arabesques florales comportent 64 pétales composés d’autant d’éclat de pierres précieuses incrustés dans le marbre. Malheureusement la grille en or incrustée de pierres précieuses qui entourait les cénotaphes a été supprimée par Aurangzeb, mais elle a été remplacée par de magnifiques écrans treillagés en marbre qui représentent l’exemple parfait de cet art.
 

 

Le tadj Mahal est construit en Marbre Blanc scintillant originaire d'une région nord de l'Inde. Le marbre rend ce monument d'une blancheur éclatante aussi bien la journée avec les reflets du soleil que la nuit avec la lune.

 

 

Mosquée du Tadj (à Gauche en fait!)

 

 

Le Fort Rouge d'AKBAR

 

Le Fort Rouge (Red Fort) révèle la puissance de l’empire Moghol. C’est Akbar qui édifia cette impressionnante forteresse, donnant naissance au style Moghol impérial que ses successeurs Jahangir et Shah Jahan porteront à son apogée. Enfermé par son fils Aurangzeb, Shah Jahan, prisonnier de ce fort, passera le reste de sa vie à contempler le Taj Mahal où reposait son épouse favorite.

      

 

L'immense entrée

              

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

Dwa I Am, pavillon des audiences publiques ou l'empereur recevait les doléances de ses sujets.

  

 

 

 

 

 

 

 

Ci dessous vue du fort où Shah Jahan qui durant huit ans contempla son Tadj mahal où reposait Mumtaz Mahal, son épouse préférée. En effet, déposé par son fils Aurangzeb en 1658, il sera incarcéré au fort et y mourra en 1666.

Nous avons aperçu le fameux mausolée dans la brune de l'autre côté du fleuve...

 

    

 

                                        

 

 

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